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Et que se passera-t-il après?

Aujourd’hui, j’ai lu un article sur la possibilité qu’après cet isolement, l’anxiété sociale ou la peur des gens puissent apparaître au niveau individuel. En fait, l’article était plutôt une brève présentation de cette peur du contact social sans entrer dans les détails de leur naissance ou de la plateforme qui favorise leur développement.

Quelles seront et comment seront les relations humaines après confinement? Je doute qu’il existe une réponse universelle. Je vois cette période d’environ 2 mois comme une perte que beaucoup d’entre nous ont connue. Que ce soit la perte d’un être cher en raison de sa mort ou d’une séparation, ou la perte d’amis qui étaient toujours près de nous dans le besoin, la perte d’un emploi ou d’un statut social, la perte de la solitude, etc. Qui dit que pendant cette période il/elle n’a rien perdu, alors elle/ il a perdu le temps qui ne peut pas être  récupéré car c’était le seul moment pour comprendre comment il/elle fonctionne.


Ainsi, comme pour toute perte, il y a des mesures à prendre pour nous remettre en équilibre. Toutes ces étapes représentent ce qui sera après. Selon les études, les étapes d’un deuil sont: le déni, la colère, la négociation, la dépression et l’acceptation. De toute évidence, l’intensité des émotions résultant d’une perte est différente d’une personne à l’autre et influencée par le style d’attachement personnel.

Si je m’attarde un peu sur l’article mentionné ci-dessus, je crois toujours que la peur du contact social vient d’un registre plus pathologique, où un mélange entre le désir d’être proche et le besoin de se protéger des autres déclenche un conflit intrapsychique.

Pour en revenir à ce que ce sera après, je pense que cela dépend de chacun de nous, de la façon dont nous avons traité cet isolement avec nos seules ressources et de la reconnaissance que, finalement, nous avons besoin des autres pour être mieux.

De toute évidence, au début, nous résistons au changement et admettons que nous avons été touchés. Nous nions ce que c’était, nous évitons de penser au malaise que nous avons vécu ou peut-être au fait que nous-mêmes avons été victimes d’une certaine situation, de licenciement ou de perte.
Après tous ces changements imposés par la réalité dans laquelle nous vivons, nous avons le droit d’être en colère et si nous ne le sommes pas encore, cela signifie que nous n’entrons même pas dans le processus d’intégration de l’expérience vécue. La colère a un rôle de guérison après un traumatisme, car à travers cette émotion, nous entrons en autoprotection, revendiquant le droit d’être meilleur et de nous propulser à l’étape suivante de la guérison. Nier la colère, c’est nier le droit à l’intégrité et au respect personnel. La façon dont la colère se manifeste fait la différence entre une émotion à valeur constructive ou destructrice.

La négociation, étape naturelle après la colère, consiste à prendre la décision de guérir. C’est une négociation entre ce que je veux et ce que je peux faire, une reconnaissance de l’engagement personnel dans le bien-être personnelle. Cette promesse à nous-mêmes ne peut pas être fait sans compromis. Nous promettons que nous serons meilleurs pour nous-mêmes ou pour les autres en payant un certain prix. C’est une étape dans laquelle, pour obtenir le bien-être, nous sommes prêts à accepter la perte que nous avons subie, la perte d’une partie de nous-mêmes ou un sacrifice personnel en faveur du gain d’après.

Et si nous avons reconnu la perte ou la défaite, maintenant nous nous permettons d’être tristes, peut-être même déprimés, de réaliser que nous n’étions peut-être pas assez bons, que nous n’avions pas anticipés pour prévenir. Nous nous dévalorisons, nous nous détruisons, afin d’avoir où reconstruire sur la nouvelle situation de vie. Et donc, si nous avons franchi toutes ces étapes, nous acceptons enfin de reprendre le chemin de notre situation actuelle et avec les ressources dont nous disposons.

Personnellement, je considère que ce sont les étapes à suivre après cet isolement social. Celui qui ne veut pas emprunter ce chemin est toujours dans le même déni de réalité qui lui a fait subir la perte. Ignorer ce que nous ressentons ou expérimentons ne fait que nous aider à éviter les solutions possibles.
Tout refus ou incapacité à traverser le deuil est la preuve d’une structure de personnalité défectueuse, et le choix de rester mal à l’aise au détriment de trouver des solutions renforce la conviction que nous ne méritons pas plus. Et c’est le moment où chacun de nous reconnaît ou évalue sa propre valeur.

Conclusions:
Une fois les restrictions levées, il y aura des gens qui chercheront à récupérer ce qu’ils ont perdu ou ce qui leur manquait. Il y aura des gens qui chercheront à libérer tout ce qui s’est accumulé en eux, en partant du principe que rien de ce qui leur est arrivé ne dépend d’eux. Il y aura des gens qui apprécieront davantage ce que la vie et la liberté leur offrent et d’autres penseront avec nostalgie aux moments où ils se sont retrouvés dans la paix et le confort de leur foyer. Il y en aura qui chercheront une véritable connexion avec d’autres personnes et d’autres qui éviteront tout contact avec ceux qui pourraient porter atteinte à leur intégrité physique et morale.

Chacun a sa propre interprétation d’eux-mêmes et de la vie.
– Ceux qui ont besoin d’amour et d’attachement apprécieront davantage le contact social.
– Ceux qui se définissent par l’ambition de réussir reprendront leurs initiatives avec de nouvelles forces.
– Ceux qui vivent sur le principe de la survie montreront leur agressivité ou leur peur envers les autres.
– Ceux qui aiment continueront de le faire.
– Ceux qui ont perdu souffriront et chercheront des solutions pour se sentir mieux.
– Ceux qui aiment décider et assumer leur vie vont démarrer de nouveaux projets.

Et la liste continue car il y a une configuration pour chacun. Personne ne devient quelqu’un du jour au lendemain ou après deux mois. Nous sommes toujours les mêmes avec nos propres mécanismes. Soit nous sommes des créateurs du destin, soit des survivants. Chacun décide dans laquelle de ces deux catégories il appartient et s’il veut y rester. Nous sommes libres de décider même si nous n’avons que 2 options.

Article écrit par Psychothérapeute Ana-Maria CRETU

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